Bouger

Sédentarité au bureau et en télétravail

Assis toute la journée au bureau ou en télétravail ? Des micro-pauses actives de quelques minutes, faciles à glisser dans une journée de travail, sans matériel.

Rédigé par l'équipe éditoriale de TakeBack

Publié le 2 novembre 2026 3 min de lecture 1 sources

Une journée de bureau ou de télétravail peut se passer presque entièrement assis, sans que vous l’ayez décidé. Les réunions s’enchaînent, l’écran absorbe, et le trajet domicile-travail a parfois disparu avec le télétravail. L’idée ici n’est pas de refaire votre emploi du temps, mais d’y glisser de très petites pauses actives.

Cette page est informative. Elle ne remplace pas l’avis d’un professionnel de santé.

Pourquoi les pauses plutôt que « la grande séance » #

L’OMS rappelle que limiter le temps passé assis et le fractionner par du mouvement fait partie des repères de santé. Beaucoup de personnes se disent « je ferai de l’exercice ce soir », puis n’y arrivent pas après une journée chargée. Des pauses courtes, réparties pendant le travail, ont l’avantage de ne demander ni tenue, ni trajet, ni énergie en réserve.

Des micro-pauses faciles à placer #

Choisissez-en une ou deux, pas toutes :

  • Se lever à chaque appel. Un appel téléphonique ou une visio sans partage d’écran peut se prendre debout, ou en marchant dans la pièce.
  • Le verre d’eau. Remplir son verre ou sa bouteille oblige à se lever. Un petit trajet de plus, jusqu’à une autre pièce ou à l’étage, ajoute du mouvement sans effort.
  • Une minute de mobilité. Se grandir, tourner doucement les épaules, étirer le dos et les poignets, regarder au loin pour reposer les yeux.
  • La réunion qui marche. Quand le contexte s’y prête, un échange à deux peut se faire en marchant plutôt qu’assis.
  • L’imprimante, les toilettes, les escaliers. Utiliser le trajet le plus long, pas le plus court, quand cela ne vous coûte rien.

Un déclencheur plutôt qu’une bonne résolution #

« Je bougerai plus » ne tient pas. Associer la pause à un événement déjà présent tient bien mieux : « quand je termine un mail important, je me lève », « à chaque café, je fais deux minutes de marche ». Un minuteur discret sur le téléphone, par exemple toutes les heures environ, peut servir de rappel, à ajuster selon ce qui vous convient.

Aménager sans se ruiner #

Un bureau réglable n’est pas indispensable. Un simple support pour surélever l’ordinateur, une étagère ou une pile de livres suffisent à travailler debout de temps en temps. Alterner reste plus utile que s’installer durablement debout : l’objectif est de varier les positions, pas d’en trouver une parfaite.

En télétravail #

Sans collègues ni trajet, les occasions de bouger disparaissent. Quelques repères :

  1. Créer un « faux trajet » : quelques minutes de marche dehors avant de commencer et à la fin de la journée.
  2. Déjeuner ailleurs qu’à son poste, et marcher un peu ensuite.
  3. Mettre ce qui sert souvent (eau, documents) dans une autre pièce.

Pour aller plus loin sur le sujet de fond, lisez rester assis trop longtemps, puis trouver du temps pour bouger et l’activité incidente au quotidien.

Si ça ne marche pas tout de suite #

Vous oublierez, c’est normal. Plutôt que de culpabiliser, essayez de rendre le geste plus visible (post-it, alarme) ou plus petit (une minute au lieu de cinq). Un mouvement trop ambitieux est rarement répété.

Pour situer votre point de départ #

Le test de sédentarité vous aide à voir où vous en êtes, sans note ni jugement. L’approche complète se trouve sur la page se mettre au sport.

Si une douleur persistante (dos, nuque, poignets) s’installe avec le travail sur écran, parlez-en à votre médecin ou au médecin du travail.

Ce contenu est un brouillon à vocation informative. Il ne pose aucun diagnostic et ne remplace pas l’avis d’un professionnel de santé.

Sources

  1. Activité physique — aide-mémoire — Organisation mondiale de la santé