Commencer quand on déteste le sport
Vous détestez le sport ? Bonne nouvelle : bouger ne se résume pas au sport. Comment trouver une activité qui ne ressemble pas à une corvée.
« Je déteste le sport » : beaucoup de gens le disent, et souvent pour de bonnes raisons. Mauvais souvenirs de cours d’éducation physique, comparaison avec les autres, sensation d’être nul, ennui. Ce ressenti est légitime. Mais bouger n’est pas la même chose que faire du sport.
Séparer deux idées #
Le « sport », c’est un cadre : règles, performance, parfois compétition. « Bouger », c’est beaucoup plus large : marcher, jardiner, danser dans la cuisine, promener un chien, jouer avec des enfants, porter les courses. Vous n’avez pas à aimer le premier pour intégrer le second.
Pourquoi ça coince #
- Des souvenirs qui pèsent : humiliation, essoufflement public, évaluation.
- L’idée qu’il faut souffrir pour que « ça serve ». Ce n’est pas le cas pour commencer.
- L’ennui de gestes répétitifs.
- Le regard des autres, surtout en salle.
Reconnaître ce qui vous gêne vous permet de contourner l’obstacle plutôt que de le combattre.
Des pistes pour contourner #
- Choisissez le contexte, pas l’activité. Seul, avec un ami, dehors, chez vous : essayez ce qui vous évite le plus l’inconfort.
- Ajoutez quelque chose que vous aimez. Un podcast, une playlist, un épisode que vous ne regardez que pendant votre marche.
- Donnez-lui un but utile. Aller à pied chez le boulanger plutôt que « faire une marche ».
- Essayez des formes qui ne ressemblent pas au sport : danse, jardinage, bricolage, balade photo, géocaching.
- Restez court. Dix minutes qui se passent bien font revenir plus sûrement qu’une heure pénible.
La marche, encore #
La marche est souvent la forme la moins « sportive » et la plus accessible. Voir La marche pour (re)commencer.
Ne pas attendre d’avoir envie #
L’envie arrive souvent après avoir commencé, pas avant. Commencer petit et fixer un moment précis aide plus que d’attendre le bon état d’esprit. Si l’élan retombe, voir Tenir les premières semaines.
Vous avez le droit de ne pas aimer #
Vous n’avez pas à devenir passionné. L’objectif est seulement que le mouvement trouve une petite place dans vos semaines, sous une forme qui vous convient. Les repères de l’OMS (environ 150 à 300 minutes d’activité modérée par semaine) sont un horizon de population, pas une obligation de départ.
Pour souffler et vous situer : le test de sédentarité. Pour commencer concrètement : Je n’ai jamais fait de sport, ou la page Se mettre au sport.
Ces informations sont générales et ne remplacent pas un avis médical. Si vous avez une maladie chronique, si vous êtes enceinte, ou si vous ressentez une douleur à la poitrine, un essoufflement anormal ou des vertiges à l’effort, demandez un avis médical avant d’augmenter l’effort.
Sources
- Activité physique — aide-mémoire — Organisation mondiale de la santé